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Il veut rendre hommage au chien qui lui a sauvé la vie… la mairie lui dit non

Un retraité dolois livre une bataille inédite avec les autorités de sa ville. Son objectif ? Pouvoir rendre hommage à son lévrier disparu sur sa propre sépulture. Mais la législation française se dresse sur son chemin, interdisant toute mention d’animal inhumé dans un cimetière pour humains.

Un hommage bouleversant dans le cimetière de Landon

Au cimetière de Landon à Dole, dans le Jura, une tombe pas comme les autres attire l’attention. Cette sépulture en verre porte une inscription touchante : « Patrick rend hommage à son petit chien qui lui a sauvé la vie ». Derrière ce message se cache une histoire profondément humaine.

Patrick Blonley, 68 ans, a fait construire cette concession pour rendre hommage à Vanaïs, son lévrier décédé en 1999 à l’âge de 15 ans. Pour cet homme sans famille, l’animal représentait bien plus qu’un simple compagnon.

Un animal qui a sauvé son maître du désespoir

« Ce chien a été mon seul ami », confie Patrick Blonley. Les circonstances de leur rencontre ont marqué sa vie à jamais. Le retraité traversait alors une période extrêmement sombre de son existence.

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« J’ai affronté une déception sentimentale très forte et je voulais arrêter de vivre. Les lévriers sont des chiens très particuliers : ils ressentent la souffrance de leur maître. Quand je n’allais pas bien, le chien ne mangeait plus », explique-t-il avec émotion.

Une tombe exceptionnelle en verre

Le choix du matériau n’est pas anodin. « Comme je suis vieux et que je n’ai plus de famille, j’ai voulu acquérir cette tombe que j’ai voulue en verre. C’est un matériau incassable, que l’on peut graver et personnaliser », précise Patrick Blonley.

En octobre 2025, il a sollicité la mairie pour faire figurer le prénom de Vanaïs et sa date de naissance sur la sépulture. Il avait fait construire la tombe au préalable, convaincu que sa demande serait acceptée.

Un refus motivé par la législation

L’avis a été défavorable. La mairie de Dole a justifié sa décision par la réglementation en vigueur. La loi française interdit formellement d’évoquer un animal inhumé dans un cimetière humain.

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La directrice du service d’État a détaillé la situation au Parisien : « il a voulu faire imprimer une photo de son défunt chien, avec des fleurs. Tant que les motifs ne sont pas illégaux et qu’ils respectent la décence du lieu, on ne peut pas intervenir. Ce que nous avons refusé, c’est la mention indiquant le nom du chien et sa date, qui laissait supposer que l’animal était inhumé dans le cimetière. Et ça, en France, c’est interdit. »

Un compromis trouvé

Face au refus municipal, Patrick Blonley a dû modifier la stèle. Toutefois, il a pu conserver un élément essentiel à ses yeux : la photographie de Vanaïs continue d’orner sa future sépulture.

Cette bataille administrative illustre le lien profond qui peut unir un homme et son animal de compagnie, au-delà même de la mort.

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